Le jardin des simples

Dans le cadre du cours de latin, les élèves du lycée Sivard de Beaulieu ont réalisé avec le concours d’une herboriste professionnelle, Stéphanie Demeure, de l’entreprise Flor’âne, un Herbularium, jardin de quarante simples ou plantes aromatiques, organisé en sept systèmes : cutané, nerveux, digestif, respiratoire, osseux...

Le projet interdisciplinaire, cautionné par un professeur de SVT, M. Pitt, porté à bout de bras par M. Patou, technicien polyvalent, était de réconcilier sciences humaines et sciences pures, travail manuel et travail intellectuel, connaissances livresques et expériences des sens, et surtout d’associer l’étude d’une langue ancienne, le latin (mythologie, étymologie, nomenclature, lecture de Virgile, Ovide, Pline l’ancien, Columelle...), à la botanique et, partant, à l’écologie, la cuisine et à la médecine.

Une délégation de latinistes a présenté notre action en mai dernier à l’Université de Caen dans le cadre du concours Ecolysciences, « Cent défis pour ma planète », avant que nous n’allions tous ensemble découvrir d’autres jardins, à Ornavik, village viking d’Hérouville Saint-Clair créé par des bénévoles passionnés, et à Saint Pierre-sur-Dives où Mme Christiane Dorléans nous a ouvert le Conservatoire de fleurs et de légumes du Pays d’Auge.

Nous sommes sensibles à la bienveillance qui nous a été manifestée, élèves non latinistes, agents de service, collègues jardiniers, proviseurs, personnels administratifs confondus, ainsi qu’à l’aide précieuse qui nous a été apportée : merci à tous, au généreux donateur d’ardoises, aux collègues prêteurs d’outils, aux dames de service qui ont sauvé les orchidées sauvages et les ont hébergées dans l’une de nos plates-bandes. A.-F. Héron, Lettres classiques  

Les 2 diaporamas ci-contre illustrent le déroulement de cette séquence : diaporama 1 et diaporama 2

Rencontre avec la cinéaste Vera Caïs

Grâce à la politique d'ouverture du lycée Sivard de Beaulieu, trois classes de première (ES 2, L, S1) ont pu rencontrer le jeudi 5 décembre dernier la cinéaste et documentariste d'origine tchèque, française aujourd'hui, Vera Caïs. Après le visionnage de son film adapté en 1995 d'un roman de Bohumil Hrabal étudié par les élèves, Une Trop Bruyante Solitude, Vera Caïs a répondu aux questions variées qui portaient sur l'adaptation d'une oeuvre littéraire, sur sa rencontre avec Hrabal, disparu en 1997, sur l'acteur principal Philippe Noiret, "véritable gentleman" selon Vera Caïs, ou encore sur les relations compliquées d'une cinéaste avec ses producteurs. Vera Caïs a su insuffler son goût de la liberté et de la littérature, sa fantaisie et son humour à son public de tout jeunes adultes.